Oeil pour oeil

Le feuilleton joué en partitions fragmentées entre la Suisse et la Libye est à la fois dramatique et comique. Entre Moyen-âge et droits de l’homme. Un petit jeu divertissant pour un clan. Celui qui, affranchi de toute morale et de tout savoir vivre se permet de bafouer les droits des domestiques comme ceux des gouvernements. Un jeu cruel pour les otages retenus depuis plus d’un an au pays du pétrole et, pour les gouvernements civilisés, forcés de traiter avec une famille imbue de pouvoir pour laquelle une seule loi est en vigueur, celle du Talion. «Tu touches mon fils et tu lui fais honte à Genève? J’te rends la politesse et ton patron président doit venir s’excuser à genoux»! 

Aucun bon sens, aucune délicatesse politique ne peut toucher ce genre de personnages qui ne connaissent en droits que ceux qui servent leur égo. Peut-on dès lors, reprocher à Hans Rudolf Merz d’avoir traité style Moyen-âge un événement mineur pour faire libérer des hommes retenus en otage? Qui pourrait se permettre de le juger pour cet acte? C’est infiniment moins grave que de livrer une liste de noms à l’oncle Sam.

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