Fusion de communes


Une fois encore, l’exemple est Outre-Sarine. A Glaris, la Landsgemeinde a voté sans état d’âme. A main levée, il a été décidé de transformer les actuelles 27 petites communes en … 3! Le gouvernement en avait proposé 10. Les jeunes, venus en masse parmi les 8’000 citoyens ayant honoré cette édition annuelle de la Landsgemeinde, ont été beaucoup plus radicaux dans leur décision. Trois communes subsisteront, ce qui permettra de gérer une région plus aisément qu’avec de simples regroupements de villages. Ça n’a certes pas passé au premier tour, il aura fallu lever trois fois la main, mais le vent du changement a soufflé et tout sera en place en 2011.
Grandvaux et Montpreveyres doivent en trembler d’indignation. Car il faut bien le dire, en matière de décisions, les Vaudois gardent leur tendance à penser qu’il est urgent d’attendre. Ont-ils encore raison? On a vu qu’à Fribourg et au Tessin, les fusions se sont faites naturellement. On a vu aussi que bien souvent des petites communes doivent se rendre à l’évidence: elles ne trouvent plus au sein de leur population assez de candidats à l’exécutif, voire pour le conseil communal. En plus, elles dépendent de leurs voisins pour un ensemble de collaborations exigeant par la suite une comptabilité fastidieuse que même une fourmi travailleuse refuserait. Mais alors, qu’est-ce qui fait que chez les Vaudois, l’idée de franchir un pas vers le voisin le plus proche reste une peur insurmontable? Cela restera sans doute un de ces mystères impénétrables.
Pourtant, face à l’augmentation des tâches administratives, aux mainmises de l’Etat sur les Communes et à la complexité des lois et règlements, les Communes devront de plus en plus regrouper leurs services. Et ne pourront les confier qu’à un personnel formé par matières ou compétences. De plus, les projets intercommunaux créent non seulement de la comptabilité en plus, mais surtout des structures intercommunales supplémentaires souvent compliquées avec une multiplication des administrations et où la responsabilité des décisions se dilue avec le temps.
D’autre part, le monde change très rapidement et la nécessité de centraliser le développement sera de plus en plus pressant, ne serait-ce que pour des questions de coûts ? Le langage du porte monnaie sera-t-il plus parlant pour les Vaudois en 2007 ou 2008 que pour les citoyens uranais qui pratiquent leur politique d’avenir depuis 1231, à la Landsgemeinde- institution jugée pourtant archaïque?

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