Elégance du verbe

La Suisse a un héros national, c’est Roger Federer. Icône d’une jeunesse gagnante, il séduit surtout par l’élégance de ses comportements. Roger Federer aime avant tout jouer au tennis. Qu’il gagne ou qu’il perde semble relatif. Peu lui importe d’être no 1 mondial ou no 3, il veut juste garder le même plaisir à jouer et à entendre le public le soutenir.
La saison en cours a montré un Federer en grande forme, remportant matches sur matches et les clameurs du public. Puis arrive la demi-finale de l’Open d’Australie. Roger est confronté à son grand rival, l’actuel no 2 mondial Rafael Nadal. Roger perd!
La Suisse pleure, les médias se ruent sur lui essayant d’obtenir une parole de dépit. Roger l’impassible sourit et ne satisfera aucun des journalistes à la recherche d’une petite aigreur. «Cela fait cinq mois que je n’ai pas perdu un match, il y a pire comme situation» dira-t-il. Et le champion d’expliquer que ce match était physiquement difficile et qu’à la fin Nadal était le meilleur. C’est tout, rien à ajouter. Une élégance du verbe qui mérite chapeau bas.

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