La vie… des autres

La situation est courante. L’ami untel est drôle et sympa en compagnie. Le même est totalement autre lorsque madame l’accompagne. Plus courant chez les hommes que chez les femmes, ce syndrome du «je ne veux pas déplaire donc je fais ce qu’on attend de moi» a un côté pathétique. Il souligne ce germe implanté dès la naissance du devoir de ne pas déplaire. Aux parents, aux maîtres à l’école, aux garçons ou aux filles puis au conjoint, au patron, aux associés. Une drôle de manière de passer une vie à vivre la vie des autres. Une forme de soumission intellectuelle obéissant à des signes, un simple regard de l’autre et la réponse change. C’est un affreux mensonge à soi-même fait par manque de courage d’être soi-même. N’y a-t-il jamais chez ces gens-là un souffle de révolte? L’envie de s’éclater, d’oser, de se montrer tels qu’ils sont? De vivre sa propre vie? Matisse disait: On ne peut s’empêcher de vieillir mais on peut s’empêcher de devenir vieux. 

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