A rebrousse-poil

Le port de la fourrure est une question de conscience!

Habile, le slogan a frappé plus d’un esprit. Une BB médiatique, du sang sur la banquise, quelques braconniers revêches et, la petite phrase magique a enrichi le discours écologique.

Le port de la fourrure est une question de bons sens!

Riposte!

Pourtant, les superbes photos de chiens polaires habillés de leur seule fourrure, jouant par moins 40° sur la banquise, se sont enneigées à la diffusion. Aujourd’hui une question vient à l’esprit: la conscience serait-elle affaire de diffusion publicitaire?

Au fil des ans, le mouvement écologique a pris du poil de la bête. Longtemps joujou de politiciens en mal d’avenir, on trouve maintenant dans les rangs des analystes, des experts, des scientifiques, intelligents, compétents et sérieux. Notre monde change, ainsi en va-t-il des modes. L’envergure des problèmes se déplace. Il est de bon ton de ne plus se dire « vert ». Se restreindre à un mouvement n’est plus de mise. L’avenir est dans le « global » et celui de notre planète passe par le « Global Change », (vision globale de l’environnement).

Or, s’étant justement penché sur une vision globale de l’environnement, un groupe de biologistes canadiens, issu de milieux écologiques, a fait une grande découverte. Toutes leurs analyses ont abouti à la conclusion que; pour avoir – même écologiquement – chaud en hiver, le plus simple était encore de porter une fourrure! Ainsi pris à rebrousse-poil, ces chercheurs ont poussé plus loin leurs investigations pour tomber sur un paradoxe. Ils ont découvert que les moyens utilisés pour l’obtention d’autres fibres nous permettant de ne pas claquer des dents, sont à même de donner mauvaise conscience aux amis de la nature de tous poils. L’élevage, pollue l’air et l’eau tout en appauvrissant les sols alors que, en dehors du mouton, rares sont les peaux considérées comme chaudes. Herbicides, insecticides, engrais font filer du mauvais coton aux terrains qui l’élève, sans oublier que le plastique non dégradable recomposant les fibres synthétiques sont, on ne peut plus dommageables à l’environnement… Horreur et damnation, tout est à revoir, alors qu’une petite fourrure…

Certes, la question des techniques de trappage et de la souffrance des animaux reste brûlante d’actualité. Cet aspect est cependant atténué aujourd’hui grâce aux méthodes modernes. Proprement mené, un trappage fait partie de la nature des choses depuis que l’homme existe. Il n’est d’ailleurs pas rare qu’un animal, à l’instar de l’homme, souffre en mourant quelle que soit la raison de sa mort.

Ne serait-il pas également de bon ton de s’insurger de temps en temps et d’élever une voix en faveur de certains animaux dits domestiques qui prolifèrent dans les appartements? Le sort des bouledogues, ber­gers allemands, briard et autres lévriers de grandes tailles confinés dans le 45m2 de leur maître pour le seul plaisir de celui-ci est-il enviable ?

Ami des bêtes Coluche disait:  » Nous n’avons pas pu avoir de chien, alors nous avons un enfant ». Va-t-on bientôt trouver une formule aussi percutante pour réhabiliter la conscience ?

Nina Brissot

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